Ombres de mes livres

 

… où j’ai cherché à esquisser les silhouettes des
premiers possesseurs de mes livres anciens.
 
 
 
Marques d'institutions
Mes livres portent, pour la plupart, les marques de personnes dont ce site propose les biographies.
Mais je possède aussi quelques livres avec des fers ou cachets d'institutions...
L'Université de Paris




Le livre :

Pons Augustin Alletz
L'esprit des journalistes de Trévoux


à Paris, chez de Hansy, 1771

 






Les fers de l'Université de Paris :


Ecu timbré d’une couronne étoilée 
et posé sur deux masses de l'Université en sautoir :

« D’azur à une main sortant d’une nuée au chef de l’écu, tenant un livre,
entourée de trois fleurs de lys d'or »



Ecu timbré d’une couronne comtale :

Deux plumes disposées en sautoir et nouées par un ruban.


 

L'ancienne Université de Paris était l’une des plus importantes et des plus anciennes universités de l'histoire. Apparue dès le milieu du XIIe siècle, elle est reconnue par le roi Philippe Auguste en 1200 et par le pape Innocent III en 1215. L’Université était formée de quatre facultés : la faculté des arts, la faculté de droit, la faculté de médecine et la faculté de théologie. Les enseignements avaient lieu au sein d’établissements tenus par des fondations pieuses appelés « collèges », les plus connus étant les collèges de Sorbonne et Louis le Grand. L’Université de Paris ne possédait pas de bâtiment en propre.
Les Etats de Bretagne




Le livre :

Corps d'observations de la Société d'agriculture,
de commerce et des arts
établie par les Etats de Bretagne.
Années 1759 et 1760.


à Paris, chez la Vve B. Brunet, 1772

 





Le fer des Etats de Bretagne :


Ecu timbré d’une couronne royale, portant les armes de France et de Bretagne :

« Parti d'azur à trois lys d'or (France) et d'hermine plain (Bretagne) »



 



 
Le livre porte un ex-libris manuscrit " Du Bois de la Motte ". Il s'agit d'un membre de la famille de l'amiral breton Emmanuel Cahideuc, comte Dubois de La Motte (1683-1764), qui s'est distingué durant la Guerre de Succession d'Autriche, la Guerre de Sept Ans et la Bataille de Saint-Cast.

 
 
Les Etats de Bretagne ont été créés par les ducs de la Bretagne indépendante et ont fonctionné à partir de 1352 en réunissant périodiquement les vassaux du duc. Après la conquête par la France les dispositions du traité de 1532 ont prévu le maintien des Etats, seuls habilités à voter les impôts pour la Bretagne. De ce fait l'imposition en Bretagne était nettement inférieure à celle des provinces voisines et la gabelle n'y existait pas. Les Etats de Bretagne furent supprimés par la Révolution de 1789.
Le Collège des Quatre Nations



Le livre :


Jacobi Vanierii
Praedium Rusticum

à Toulouse, chez Pierre Robert, 1730


 (livre de prix du Collège)








Le fer du collège :


Le Collège des Quatre Nations portait les armes du cardinal Mazarin.


Ecu timbré d’un chapeau de cardinal et d’une couronne ducale :

« D’azur au faisceau de licteur d’or lié d’argent, la hache du même,
à la fasce de gueules brochant sur le tout chargée de trois étoiles d’or. »



 
Le Collège des Quatre Nations a été fondé en 1688 quai Conti à Paris selon les dispositions testamentaires du cardinal Mazarin. Selon ses volontés il était destiné à l'instruction gratuite de soixante gentilshommes des quatre nations réunies à la France par les traités de Westphalie et des Pyrénées : Artois, Alsace, Pignerol et Roussillon.

Fermé en 1791, le Collège est devenu depuis 1805 le siège de l'Institut de France.
Le Consulat de la Ville de Lyon


Le livre :



Les poësies d'Horace

à Paris, par la Compagnie des libraires, 1756








Le fer de la Ville :


« De gueules au lion rampant armé, lampassé d'argent
au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.»





 
La Ville de Lyon , ancienne capitale des Gaules sous le nom de Lugdunum, dépendait de ses archevêques au Moyen Age. Le rattachement à la France fut l'occasion pour sa bourgeoisie d'obtenir des institutions. En 1320 la charte de la « Sabaudine » a établi un consulat. La Renaissance fut surtout marquée par le début de l'industrie de la soie et l'essor de l'imprimerie. L'édit de Chauny de 1595 donnait à la Ville un Consulat de quatre échevins, présidé par un prévôt des marchands. L'Hôtel de Ville a été édifié entre 1646 et 1651. 
La Congrégation de Saint-Maur


Le livre :

Martial : Epigrammes

commentaires de Farnaby,
édition Blaeu / Janssonius, 1645








Le fer de la congrégation :

Plat fleurdelisé comportant en son centre le sceau  « PAX »
sur 3 clous entouré d’une couronne d’épines
et de la marque «  sig.super.gener.congr.St Mauri »








 
La Congrégation de Saint-Maur était une congrégation de moines bénédictins français, créée en 1618 et connue pour le haut niveau de son érudition. La plupart des monastères bénédictins de France, à l'exception de ceux de l'Ordre de Cluny, rejoignirent la congrégation qui atteindra son apogée dans les années 1690-1700 avec 190 monastères. La maison mère était à Saint-Germain-des-Prés, à Paris. La congrégation a été supprimée en 1790 par l'Assemblée constituante.
Les Etats du Languedoc



Le livre :

La Religion, poëme par Monsieur de Racine

à Paris, chez Laporte, 1785

 





Le fer des Etats du Languedoc :


Ecu timbré d’une couronne comtale :

« De gueules à la croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d'or »



La province et les Etats de Languedoc ont repris
les armes médiévales des comtes souverains de Toulouse.



 

Les Etats du Languedoc (latin: Comitia Occitaniæ) sont une assemblée qui réunissait périodiquement les représentants des  sénéchaussées du Midi. Convoqués pour la première fois par le roi Philippe VI en 1346, ils sont chargés d'établir le montant de l'impôt versé au roi, sa répartition et sa levée. Louis XI rend l'impôt permanent et enlève ainsi aux Etats la principale de leurs prérogatives. Le siège de réunion des Etats est à l'origine tournant entre les principales villes de la région, mais il se fixe à Montpellier en 1737. Les Etats du Languedoc ont joué un rôle dans la dynamisation économique de la province (canal du Midi, port de Sète, mais aussi routes et ponts).
Le Collège des Grassins


Le livre :



St Grégoire Le Grand : Dialogues

à Paris, chez J.P. Coignard, 1689


 








Le fer du collège :


Ecu entouré d’une couronne d’épines,
de la devise « lilivm inter spinas»
et de la mention « collegivm grassinaevm »    





 
Le Collège des Grassins a été fondé en 1569 par Pierre Grassin  sur la base d'un testament. Edifié sur la montagne Sainte-Geneviève, il était destiné à l'origine aux étudiants pauvres du diocèse de Sens. Il est devenu progressivement l'un des plus importants collèges de l'université de Paris. À partir des années 1670, il fut l'un des plus ardents foyers du cartésianisme. Au XVIII° siècle les frères le Beau, professeurs de  rhétorique, le rendirent célèbre. Il a été fermé à la Révolution comme tous les collèges universitaires de Paris. 
Le Dépôt des cartes et plans de la Marine



Le livre :

Meliton : Gregoriana correctio

à Cologne, chez Gasp. Henault, 1743








Les marques du Dépôt :


Cachet  et numéros d’inventaire de la
bibliothèque du Dépôt de la Marine




 
Le livre portait sur sa couverture un fer qui a été gratté (armoiries royales ?).
Le cachet sur la première page a disparu mais sa marque se voit sur la page suivante.
Le livre comporte deux numéros d'inventaire qui figurent, avec son nom, dans le catalogue de 1827 de la Bibliothèque du Dépôt général de la Marine.



Le Dépôt des cartes et plans de la Marine est un service cartographique créé en 1720 par le Régent. Il rassembla tous les documents nautiques disponibles dans l’ensemble des dépôts et bureaux de la marine de Paris et de Versailles. En 1773 il obtint le monopole de la confection des cartes marines en France qui se développa avec Jacques-Nicolas Bellin.
A l'importante collection de cartes et de documents nautiques s'ajouta une bibliothèque d'ouvrages maritimes et généraux.
Le Dépôt de la Marine est l’ancêtre direct de l’actuel service hydrographique et océanographique de la Marine (SHOM).
L'Ordre du Saint-Esprit


Le livre :


Germain-François Poullain de Saint-Foix
Historiographe des Ordres du Roi
Histoire de l'Ordre du S. Esprit


à Paris, chez la veuve Duchesne, 1766









Le fer au blason de l'Ordre :

 
La « croix » est composée à partir de la forme de la croix de Malte.
Portant la colombe du Saint-Esprit, elle a quatre branches terminées par
huit pointes boutonnées; elle est anglée de fleurs de lys.



 
Fondé par Henri III le 31 décembre 1578, l’ordre du Saint-Esprit a été l’ordre de chevalerie le plus prestigieux de la monarchie française. Les rois de France en étaient les grands-maîtres. Tous les chevaliers du Saint-Esprit étaient faits chevalier de l'ordre de Saint-Michel avant leur réception et portaient de ce fait le titre de « Chevaliers des ordres du roi ». Les chevaliers étaient au nombre de cent, choisis parmi la plus haute noblesse du royaume.
     
Le Collège royal de la Flèche

Le livre :


Mémoires de Monsieur Du Guay-Trouin

à Rouen, de l'Imprimerie privilégiée, 1779
 










La page de garde du livre comporte un ex-praemio. Le livre de prix a été attribué le 28 avril 1781 à l'élève Louis Coustin par son professeur, le père Berrut, qui deviendra recteur du Collège en 1785.










Le sceau du collège :

Armoiries du roi de France
entourées par l'inscription

«  REGIUM FLEXIENSE COLLEGIUM PATR DOC CHRIST »
(Collège royal de la Flèche Pères de la Doctrine Chrétienne)



 
Le Collège royal de la Flèche a été fondé par les Jésuites et dirigé par eux jusqu'à 1762. Il a été repris par des séculiers (1762-1776) comme Ecole de Cadets ou Ecole militaire préparatoire à l'Ecole militaire du Champ de Mars, puis par les Pères de la doctrine Chrétienne (1776-1792) comme Collège royal et académique. En 1808, Napoléon Ier transporte le Prytanée militaire de Saint-Cyr-l'Ecole à La Flèche.



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