Ombres de mes livres

 

… où j’ai cherché à esquisser les silhouettes des
premiers possesseurs de mes livres anciens.
 
 
 
Marques d'institution (suite)

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Les Etats du Languedoc



Le livre :

La Religion, poëme par Monsieur de Racine

à Paris, chez Laporte, 1785

 





Le fer des Etats du Languedoc :


Ecu timbré d’une couronne comtale :

« De gueules à la croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d'or »



La province et les Etats de Languedoc ont repris
les armes médiévales des comtes souverains de Toulouse.



 

Les Etats du Languedoc (latin: Comitia Occitaniæ) sont une assemblée qui réunissait périodiquement les représentants des  sénéchaussées du Midi. Convoqués pour la première fois par le roi Philippe VI en 1346, ils sont chargés d'établir le montant de l'impôt versé au roi, sa répartition et sa levée. Louis XI rend l'impôt permanent et enlève ainsi aux Etats la principale de leurs prérogatives. Le siège de réunion des Etats est à l'origine tournant entre les principales villes de la région, mais il se fixe à Montpellier en 1737. Les Etats du Languedoc ont joué un rôle dans la dynamisation économique de la province (canal du Midi, port de Sète, mais aussi routes et ponts).
Le Collège des Grassins


Le livre :


St Grégoire Le Grand : Dialogues

à Paris, chez J.P. Coignard, 1689


 








Le fer du collège :


Ecu entouré d’une couronne d’épines,
de la devise « lilivm inter spinas»
et de la mention « collegivm grassinaevm »    





 
Le Collège des Grassins a été fondé en 1569 par Pierre Grassin  sur la base d'un testament. Edifié sur la montagne Sainte-Geneviève, il était destiné à l'origine aux étudiants pauvres du diocèse de Sens. Il est devenu progressivement l'un des plus importants collèges de l'université de Paris. À partir des années 1670, il fut l'un des plus ardents foyers du cartésianisme. Au XVIII° siècle les frères le Beau, professeurs de  rhétorique, le rendirent célèbre. Il a été fermé à la Révolution comme tous les collèges universitaires de Paris. 
Le Dépôt des cartes et plans de la Marine



Le livre :

Meliton : Gregoriana correctio

à Cologne, chez Gasp. Henault, 1743








Les marques du Dépôt :


Cachet  et numéros d’inventaire de la
bibliothèque du Dépôt de la Marine




 
Le livre portait sur sa couverture un fer qui a été gratté (armoiries royales ?).
Le cachet sur la première page a disparu mais sa marque se voit sur la page suivante.
Le livre comporte deux numéros d'inventaire qui figurent, avec son nom, dans le catalogue de 1827 de la Bibliothèque du Dépôt général de la Marine.



Le Dépôt des cartes et plans de la Marine est un service cartographique créé en 1720 par le Régent. Il rassembla tous les documents nautiques disponibles dans l’ensemble des dépôts et bureaux de la marine de Paris et de Versailles. En 1773 il obtint le monopole de la confection des cartes marines en France qui se développa avec Jacques-Nicolas Bellin.
A l'importante collection de cartes et de documents nautiques s'ajouta une bibliothèque d'ouvrages maritimes et généraux.
Le Dépôt de la Marine est l’ancêtre direct de l’actuel service hydrographique et océanographique de la Marine (SHOM).
L'Ordre du Saint-Esprit


Le livre :


Germain-François Poullain de Saint-Foix
Historiographe des Ordres du Roi
Histoire de l'Ordre du S. Esprit


à Paris, chez la veuve Duchesne, 1766
 







Le fer au blason de l'Ordre :
 
La « croix » est composée à partir de la forme de la croix de Malte.
Portant la colombe du Saint-Esprit, elle a quatre branches terminées par
huit pointes boutonnées; elle est anglée de fleurs de lys.



 
Fondé par Henri III le 31 décembre 1578, l’ordre du Saint-Esprit a été l’ordre de chevalerie le plus prestigieux de la monarchie française. Les rois de France en étaient les grands-maîtres. Tous les chevaliers du Saint-Esprit étaient faits chevalier de l'ordre de Saint-Michel avant leur réception et portaient de ce fait le titre de « Chevaliers des ordres du roi ». Les chevaliers étaient au nombre de cent, choisis parmi la plus haute noblesse du royaume.
Le Collège royal de la Flèche

Le livre :


Mémoires de Monsieur Du Guay-Trouin

à Rouen, de l'Imprimerie privilégiée, 1779
 










La page de garde du livre comporte un ex-praemio. Le livre de prix a été attribué le 28 avril 1781 à l'élève Louis Coustin par son professeur, le père Berrut, qui deviendra recteur du Collège en 1785.










Le sceau du collège :

Armoiries du roi de France
entourées par l'inscription

«  REGIUM FLEXIENSE COLLEGIUM PATR DOC CHRIST »
(Collège royal de la Flèche Pères de la Doctrine Chrétienne)



 
Le Collège royal de la Flèche a été fondé par les Jésuites et dirigé par eux jusqu'à 1762. Il a été repris par des séculiers (1762-1776) comme Ecole de Cadets ou Ecole militaire préparatoire à l'Ecole militaire du Champ de Mars, puis par les Pères de la doctrine Chrétienne (1776-1792) comme Collège royal et académique. En 1808, Napoléon Ier transporte le Prytanée militaire de Saint-Cyr-l'Ecole à La Flèche.



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